Décès de Daniel OLIGER, Professeur d’allemand à La Malgrange

La disparition brutale de Daniel OLIGER touche notre communauté de plein fouet. Nous tenions à lui rendre hommage ici en regroupant quelques témoignages  reçus d’anciens Directeurs, collègues, étudiants…

« 25 Novembre 2020.
Cette nuit, je viens de perdre un Ami vrai, sincère, honnête, généreux, et plus encore, un confident. Hier soir encore, alors que je lui demandais des nouvelles de sa maman qu’il était allé voir en Moselle car sur le chemin du grand départ, il me remerciait de mon appel et me disait: « toi comme moi, nous savons ce que le mot Amitié veut dire ». J’avais fait sa connaissance, au début de sa carrière de professeur à La Malgrange, grâce à des amis communs de Heillecourt. Et depuis, nous avons appris à nous connaître, à nous apprécier, à partager, à nous respecter. Et cette amitié s’est ancrée en nous au fil des ans.
En 2008, lorsque je me suis présenté pour la première fois comme Maire aux élections municipales de Heillecourt, il a accepté de figurer sur ma liste parce que je le lui ai demandé tout en sachant que politiquement, nous n’étions pas du même bord, comme il me le disait. Mais si je lui avais fait cette proposition, c’est parce que je savais que ce qui comptait pour lui, ça n’était pas cette « étiquette politique » mais ce besoin de se mettre au service des autres avec générosité et fraternité et qu’il me savait à son écoute. En 2014, il a été élu, avec moi, et nous avons continué à travailler ensemble, en parfaite harmonie. En Mars 2020, nous avons été réélus et cette fois je lui ai donné une délégation à laquelle il tenait beaucoup, la politique de la jeunesse et le conseil municipal des enfants. Et il s’y est mis sans attendre, avec enthousiasme, avec joie, je dirais même. Il avait tellement d’idées et de projets à mettre en place avec tous les jeunes de sa ville !
Tous ceux qui le connaissaient savent combien il savait se rendre disponible pour eux, pour ses élèves, combien il était attentif à leurs demandes, leurs préoccupations, et comment il savait transmettre les vraies valeurs humaines. Il m’en parlait souvent. Il avait un don de pédagogue reconnu et aujourd’hui je reçois par SMS, de la part de ceux qui ont « trouvé » mon numéro de téléphone, des témoignages poignants de reconnaissance de ses anciens élèves pour ce qu’il leur a apporté, de ce qu’ils ont partagé avec lui à La Malgrange, et combien ils partagent la peine et la souffrance de Brigitte, son épouse, de Guillaume et son épouse Déborah, de Camille et son compagnon Raphaël.
Car la famille, c’était aussi sa priorité. Son épouse, ses enfants faisaient son bonheur, et ses amis venaient compléter cette belle cellule humaine dont ils formaient ensemble le noyau. Les Malgrangiens, les anciens Malgrangiens, forment eux aussi cette belle famille et en témoignent aujourd’hui et si je m’en suis un peu écarté de par toutes mes activités professionnelles, municipales ou métropolitaines, je n’ai jamais oublié mes études et ma vie malgrangienne. Souvent, j’entends dire : »quand on est mort, on a toutes les qualités ». Non, ces qualités sont bien réelles et présentes en chacun de nous, et elles l’étaient chez Daniel.
Mais prenons-nous le temps de les voir, de les apprécier, de les découvrir chez l’autre quand il est encore parmi nous? Savoir entendre, observer, comprendre le sens d’une vie est malheureusement un exercice qu’on fait souvent lors du décès d’un parent, d’un enfant, d’un frère, d’un ami. C’est un peu tard! Et c’est dommage. Je voudrais dire un grand merci à vous tous, Professeurs, anciens élèves et élèves de La Malgrange, combien vos témoignages sont et seront précieux et réconfortants, si tant est, pour son épouse, ses enfants et leurs conjoints, sa famille, et pour moi-même. Daniel était et restera un « type bien » dans nos mémoires et qui a su accomplir du mieux possible toutes les missions qui lui ont été confiées.
Merci à tous, Merci pour lui.
Didier SARTELET, Ancien élève de La Malgrange (Promo73)
Maire de Heillecourt, Conseiller métropolitain du Grand Nancy délégué à la biodiversité.

« C’est avec une grande tristesse que nous avons appris jeudi 26 novembre matin le décès de Monsieur Daniel Oliger. Toute notre communauté a été bouleversée par son départ soudain. Monsieur Oliger était très apprécié, il avait su créer avec tous les membres de notre communauté des relations justes et sincères. Enseignant d’allemand estimé par ses élèves, ses collègues, et ses différents directeurs, il était un homme de conviction qui était impliqué dans toutes les instances de notre établissement. Arrivé à la Malgrange lors de la rentrée scolaire 1988, il a su accompagner toute au long de sa carrière l’évolution de l’établissement et accueillir chaleureusement tous les nouveaux élèves, ainsi que tous ses nouveaux collègues en leur apportant son soutien et toute sa disponibilité. Discret et généreux, il cherchait à rassembler les gens, il véhiculait de vraies valeurs humaines qui nous sont si chères aujourd’hui.
Si le matin de son décès, c’est à travers les larmes de sa famille, de notre équipe et de ses élèves, que nous avons pu mesurer ce qu’il représentait à nos yeux, j’espère que nous ferons tous le choix de garder en mémoire son sourire et sa joie de vivre qui le caractérisaient tant.
Monsieur Oliger, vous allez nous manquer. »
Xavier SCHMIDT, Directeur de La Malgrange

« Cette nouvelle m’a vraiment bouleversé. Daniel était une personne généreuse, bienveillante, mettant toujours l’humain au centre. Il portait toujours un regard positif sur ses élèves quels que soient leurs résultats et leurs comportements. Il était identique avec les adultes, accueillant et avec l’envie permanente de promouvoir chacune et chacun.
Il manifestait également cette générosité envers l’établissement pour lequel il avait, je pense, un profond attachement. Il s’est toujours engagé dans les structures représentatives de ses collègues avec une disponibilité permanente, avec l’envie d’être en dialogue permanent avec le chef d’établissement pour promouvoir l’établissement et rechercher les solutions aux éventuels problèmes rencontrés. C’était un vrai appui pour diriger l’établissement.
Personnellement, j’avais noué avec lui des liens d’amitié. Cela avait commencé sur le terrain de foot à Heillecourt et s’était poursuivi au-delà en arrivant à la tête de l’établissement. Cela m’arrivait de le croiser dans Heillecourt depuis mon départ de l’établissement et nos rencontres étaient toujours chaleureuses.
Mes pensées et mes prières sont tournées vers Brigitte, son épouse, Camille et Guillaume, ses enfants, qui viennent de perdre un mari et un père dont ils peuvent être fiers.
Et bien entendu, je suis en prière avec toute la communauté éducative de La Malgrange dans ce moment de peine et de tristesse. »
Yves DELACOUR, Ancien Directeur de La Malgrange
Directeur diocésain Nancy-Toul et Verdun

« Quelle tristesse ! Un super collègue et ami qui s’en va !
Toujours au service de tous. Adieu l’ami !
Affection à Guillaume, Camille et leur maman »
Vincent CHAPELIER, Ancien Directeur de La Malgrange

« Il est toujours très difficile de partager sa peine lors du décès de quelqu’un qu’on appréciait et aimait beaucoup. Daniel, tu es parti sans rien dire… comme si le lendemain était programmé, mais Dieu en a voulu autrement : « vous ne savez ni le jour ni l’heure… »
Je garde ancrée en mémoire ton arrivée, en 1988, comme Collègue à La Malgrange et la sympathie qui s’est installée entre nous s’est bien vite transformée en profonde amitié !
La Malgrange et les Anciens te doivent bien plus que tu n’aurais pu l’imaginer sans doute et dans la Foi, ils te confient à notre Père du Ciel, via notre Maman commune, la Vierge Marie !
Veille sur nous tous, qui poursuivons notre pèlerinage terrestre!
Toutes mes condoléances à Brigitte et ses enfants désemparés en ce bas monde ainsi qu’à toute sa Famille et ses nombreux Amis, mais dans l’Espérance des retrouvailles éternelles ! »
Jean-Marie CARDOT, Président d’Honneur de l’Amicale des Anciens

« Quand je suis arrivée à La Malgrange il y a plus de 30 ans, Daniel est la première personne qui est venue m’accueillir : « Salut, moi c’est Daniel, je suis prof d’allemand » Un grand type, un grand sourire franc… Il était là depuis peu mais on voyait déjà qu’il faisait partie de  « la maison », il tenait sa place.
Ses parties de belote à la pause de midi dans la salle des profs mais aussi sa rigueur et son sens de l’organisation. Tous ces échanges et ces voyages qu’il planifiait avec ses collègues Dominique, Marie-Christine, Delphine, autant de souvenirs marquants. Je le remercie pour m’avoir permis de rencontrer Mari-Lu cette collègue allemande de Bielefeld que j’ai hébergée avec bonheur plusieurs fois pour le « dépanner » et qui est devenue une de mes amies chères.
Chacune d’entre nous a des images différentes de Daniel qui reviennent et c’est bien ainsi.
Je pense fort à Brigitte, Guillaume et Camille qui souffrent tant. »
Marie-Jo ABLANCOURT

« Quelle triste nouvelle … Un prof génial et beaucoup apprécié dont je garde de très bons souvenirs. Toutes mes condoléances à la famille. »
Pauline OLIVIER

« Un très gros choc et une très grande perte d’un homme si affable et qui savait attirer la sympathie tant de ses collègues que de ses élèves. Mes condoléances à toute sa famille, de tout cœur avec vous. »
Catherine JACQUOT

« Quoi ? Mais non !
Toutes mes condoléances à la famille. Un super prof qui donnait envie d’apprendre cette langue si … compliquée. »
Jean François GRANG

« Je suis sous le choc depuis ce matin, un homme bon et drôle. Toutes mes condoléances à ses proches et à mes collègues de la Malgrange. »
Alexandre LOUIS

« Un professeur dur en cours mais un homme sympathique et avenant ! Cette nouvelle m’attriste énormément et malheureusement je ne peux même pas venir au lycée pour participer au deuil … »
Gauthier BOUGARD

« Daniel était un prof atypique mais ô combien attachant quand on le connaissait ! Nos pensées à sa famille et à la famille de La Malgrange. »
Gaylor ABLANCOURT (M2002) et Maxime LAMBOLEY (M2002)

« Une nouvelle qui, par un réseau sans faille, s’est rendue jusqu’au Québec hier… Je suis tellement affectée. J’ai eu M. Oliger de la 6e à la 3e, en prof principal, nous avons été les pionniers dans la filière européenne entre autres. Ses jeux de mots avec nos noms de famille, son impressionnant personnage mais si drôle en le connaissant. Les échanges avec Lemgo, les marchés de Noël à Fribourg, autant de souvenirs que de très bons moments. Il a réussi à nous faire aimer cette langue complexe sans difficultés !
Je ne réalise pas. Je vous transmets à tous, famille & Cie (proches, amis, collègues, élèves – anciens et actuels), toutes mes plus sincères sympathies pour surmonter cette épreuve que je ne sais qualifier… il restera un de mes favoris ».
Emi-Ben Les-Caribous (Québec)

Une bourse de 800 € pour Eléonore Docq

L’Association des Anciens Élèves de La Malgrange et de Saint-Sigisbert a remis la « Bourse Barbesant » (ancien responsable de Saint-Sigisbert) à Éléonore Docq, en comité restreint et dans le respect des règles sanitaires.

Éléonore, élève depuis la 6e à Saint-Sigisbert a été reçue au bac version 2020 avec mention très bien. Cette bonne élève a toujours donné satisfaction aux enseignants. La jeune lauréate vient d’intégrer l’IRCOM à Angers, où elle effectue une licence « humanités et sciences politiques ».

Le président d’honneur, Jean-Marie Cardot, et Didier Mion, Président de l’association, n’ont pas manqué de féliciter Éléonore, en lui adressant tous les encouragements du Comité des anciens élèves, et du corps enseignant.
Jean-Marie Cardot, Eléonore Docq, Didier Mion.

Hélène Rossinot primée par l’Académie de médecine

Spécialisée en santé publique et médecine sociale, la jeune médecin de Nancy, ancienne élève de Saint Sigisbert, est parvenue à mettre en lumière le rôle méconnu et obscur de l’aidant. Sa souffrance, ses angoisses.

Hélène Rossinot: « Je suis ultra-émue par ce prix décerné par des pairs, qui le plus souvent récompensent des travaux de pointe concernant les patients » 

La Nancéienne Hélène Rossinot, médecin spécialisée en santé publique et médecine sociale, vient d’être distinguée par l’Académie nationale de médecine, pour ses travaux militants, sur la condition de l’aidant. Ce prix reconnaît le rôle de l’aidant, dans un pays, qui comme d’autres dans le monde occidental, a construit sa médecine en la centrant sur la personne aidée. La fille de Françoise et André Rossinot, s’est rapidement fait un prénom avec son livre « Aidants ces invisibles », paru aux éditions de l’Observatoire. « Je suis ultra-émue par ce prix décerné par des pairs, qui le plus souvent récompensent des travaux de pointe concernant les patients », explique Hélène Rossinot.

Le rôle de l’aidant entre dans le champ médical

Cette reconnaissance de l’Académie de médecine salue aussi l’entrée dans le champ médical du rôle de l’aidant. Les proches qui aident au quotidien un conjoint un enfant, un parent malade, vieillissant ou victime d’un handicap méconnaissent souvent leur rôle, ou cachent la charge qu’ils endurent. « C’est donc aux soignants d’aller vers les familles, pour s’intéresser aux conditions de vie des aidants, qui ne doivent pas être vus uniquement comme des sources d’informations ». Dans son ouvrage, qui reprend les travaux de sa thèse de médecine, avec aussi beaucoup de témoignages d’aidants, Hélène Rossinot, rappelle qu’être proche des personnes vulnérables, rend aussi fragile, génère du stress, de la fatigue et des pathologies diverses liées à l’épuisement ou à la charge psychologique

Extrait de l’Est Républicain, 11 novembre 2020

Recherches historiques à La Malgrange

Dans le cadre des recherches sur les 4 fusillés à la grotte de la Malgrange, des élèves de première étaient présents ce lundi 12 octobre 2020 au bureau de l’Amicale des Anciens Élèves.

Ce projet démarre en septembre 2019 après avoir redécouvert la même année que des hommes ont été fusillés à La Malgrange le 03 septembre 1944. Il s’agissait de résistants exécutés par les Allemands au moment de la  libération de Nancy. C’est lors d’une exposition organisée dans nos locaux qu’une maman d’élève nous a parlé de son grand-père tué dans le parc de l’école à la fin de la guerre. Elle a peu d’informations, et cela nous a donné envie d’en chercher de notre côté. 

Après un an de recherche, les travaux avancent bien. Le but aujourd’hui était de trouver dans les archives de l’Association, et notamment ses bulletins édités depuis les années 1920, un article qui pourrait avoir un lien avec cet événement.

Sous la Direction de Vincent CAILLAVET, la classe répartie en deux groupes a été accueillie par le Président de l’Association, Didier MION. 

Même si apparemment il n’y a pas eu de numéro entre février 1940 et mars 1947, les élèves ont pu parcourir les bulletins des années 1947 à 1956. Quelques pistes ont été soulevées et vont venir compléter les informations déjà collectées.

Un bel exemple de travail en groupe intergénérationnel, qui illustre le rôle de « gardien des mémoires » de notre Association.

Bien entendu, si vous aussi vous souhaitez réaliser des recherches, n’hésitez pas à nous contacter afin de nous exposer votre projet.

 

ANNULATION DE LA RÉUNION PARISIENNE 2020

Mise à jour du 5 septembre 2020

Prévue initialement en plein confinement, le Comité avait décidé de la reporter en septembre/octobre. Les conditions n’étant pas encore redevenues normales, la prudence nous oblige à reporter en début d’année 2021 (mars-avril) si…

Merci de votre compréhension et prenez soin de vous.
L’équipe Organisatrice.