[BOURSE] Prix HERTZOG 2022 pour la classe « option Théâtre »

Chaque année, l’association des anciens élèves La Malgrane / Saint Sigisbert attribue des Bourses Post BAC destinées à aider les jeunes Bacheliers, dans leur parcours supérieur.

Pour l’année scolaire 2021/22 , le comité à décidé d’opter pour une formule un peu différente. Madame Karen Lo Presti, enseignante en charge de l’option facultative théâtre.

Elle est donc venu présenter son projet au comité :
« Nous mettons en place depuis l’année passée un partenariat professionnel, en théorie pris en charge pour une partie par la DAAC (Ce qui, pour le moment, n’a pas été probant).
Le comédien-écrivain qui est mon partenaire, David Masson de la Cie Bulles de Rêve, nous écrit une pièce, un projet sur mesure, pour permettre au grand nombre de participant d’avoir un rôle équivalent sur scène.
De plus, nous avons une couturière qui crée ou améliore les costumes.
Enfin, nous avons besoin d’un budget pour les quelques accessoires, maquillage et matériel pour le jour du spectacle. »

Le comité à donc décidé d’aider Karen et ses élèves en leurs attribuant la Bourses Hertzog 2021/22 pour une somme de 1000€. Exceptionnellement cette année, l’association innove donc en épaulant un classe au lieu d’un élève !

Le Président Didier Mion était présent mercredi dernier, à la salle des fêtes de l’école, pour la remise du diplôme et de la bourse, en présence de Mr Thomas Colnel, Gestionnaire de l’école, et de Mme Lo Presti et tous ses élèves.

Première réunion de Comité en Visio

Depuis presque deux ans, en raison de la crise sanitaire, les réunions de l’association des anciens élèves se résumaient à de nombreux échanges téléphoniques, afin de continuer les actions du Comité.
Ce vendredi soir, pour la première fois depuis 2 ans donc, l’amicale s’est retrouvée en présentiel ET en visio, une (grande!) première également.
Un grand merci à Xavier Schmidt et son équipe, qui ont mis a notre dispositon les moyens techniques nécessaires. ☺️
Plus d’information à venir sur les nouvelles actions validées hier dans le CR à paraître !

Un Tahitien de retour à Saint Sigisbert 28 ans après le BAC

En marge de la réunion de comité de l’amicale des anciens élèves, qui s’est tenue vendredi soir…. le Président Didier Mion, accompagnés du Vice Président Paul Arnould Rousseaux, du secrétaire Michel Remy, et Christophe Psychogios, ont été reçu par Nicolas Meyer – nouveau Directeur de l’ensemble scolaire N-D Saint Sigisbert.
A la demande de Christophe Psychogios, Promo Sigis 1993, l’encyclopédie de Diderot, archivée au CDI, leurs a été présentée.
Rédigés entre 1751 et 1772 les exemplaires retrouvés dans les archives de #SIGIS avaient commencé à être rénovés. C’est en 2010 que l’association des anciens élèves avait lancé un appel au don pour continuer la rénovation. La famille de Christophe avait participé au financement. Aujourd’hui domicilié à Tahiti, il était de passage en Lorraine et avait contacté les responsables de l’association pour venir contempler les volumes de l’encyclopédie.
Madame Lasserre, responsable du CDI, nous a informé que 4 volumes n’ont pas encore été rénové, faute de financement, le pécule restant n’étant pas suffisant. L’idée de terminer cette rénovation sera soumise à une prochaine réunion.

Des lycéens sortent trois résistants de l’oubli

Pendant deux ans, cinq classes de première du lycée La Malgrange, à Jarville, ont reconstitué l’histoire de trois résistants : Pierre Feuerstoss, Gilbert Lamoise et Léon Stuzmann, exécutés par les Allemands en septembre 1944.

L’exécution oubliée de trois résistants a été redécouverte grâce à un journal personnel. 

C’est un travail qui a abouti à l’édification d’une stèle commémorative, inaugurée ce vendredi dans le parc du Lycée. Les initiateurs du projet, Vincent Caillavet et Alexis Zivre, professeurs d’histoire au lycée La Malgrange, ont réalisé avec leurs élèves un travail colossal, une véritable enquête historique, menant à la redécouverte de l’exécution par les Allemands, le 3 septembre 1944, quelques jours à peine avant la Libération de Nancy, de trois résistants, dans le parc de la Malgrange.

Cet événement, qui était tombé dans l’oubli, a pu être retrouvé grâce au journal personnel de René Didier, qui a écrit le déroulement de leur arrestation. Les lycéens auteurs du projet ont lu des textes, la fille de Léon Stuzmann a déclaré : « C’est mon histoire et mon passé. » Le petit-fils de Pierre Feuerstoss a prononcé : « Grand-père, je suis ému de pouvoir t’appeler ainsi pour la première fois ».

La stèle gravée aux trois noms des résistants est implantée derrière la grotte dans le parc de La Malgrange. Les anciens combattants de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) ont organisé la cérémonie avec de jeunes porte-drapeaux, en présence du préfet, des officiers des corps d’armée, des élus et des représentants des collectivités locales. Un dépôt de gerbes a clôturé la cérémonie.

Vertige d’intrigues de « Fleurs jumelles »

Après le huis clos horizontal de la galerie du Louvre des « Ames peintes », le Nancéien Philippe Nicolas ancien élève de Saint Sigisbert immerge son dernier roman dans les sons et les couleurs du kaléidoscope de New York. Il y explore l’impact des nouvelles technologies sur notre perception du monde

Philippe Nicolas partage sa vie aujourd’hui entre Lorraine, Touraine et Paris.

Les mystères de l’art et de ses émotions avaient tissé la trame invisible de son précédent ouvrage « Les âmes peintes ». Tout en restant fidèle à cette écriture nourrie par les images qui scelle son style, le Nancéien Philippe Nicolas s’aventure cette fois sur la thématique en corollaire, en jouant sur les illusions d’optique et la frontière entre réalité et fiction.

À 53 ans, celui qui affiche un parcours défini par un indéniable éclectisme et une manifeste curiosité d’apprendre – il fut, entre autres, coprésident du journal « Libération », directeur du centre national de la chanson, conseiller de plusieurs ministres et fondateur de start-ups – plonge son imagination dans le magma d’un univers de sons et de lumières, qui font de New York une cité magnétique. Les 450 pages des « Fleurs jumelles » (Editions Cohen et Cohen) immergent ainsi le lecteur dans un univers flamboyant, où se reflètent dans les vitres des buildings les traces du vécu américain de l’auteur, autrefois passé par ENA (Ecole Nationale d’Administration) et Essec (école de commerce) en ses jeunes années avant de sillonner le monde.

Au fil de cette énigme, le verbe se fait chair, les pistes se multiplient et se dérobent autour de Paul Askins. L’inspecteur tente d’élucider les mystères de chutes mortelles simultanées du haut de buildings, de deux grands patrons. Au rythme d’une bande-son éclectique qui emprunte à U2, Gainsbourg ou aux mélodies du jazz, Philippe Nicolas bouscule les perspectives, rapproche fiction et réel. Cependant que New York fait écho au gigantisme américain, pour un lecteur plongé dans les univers mêlés de la grande finance, des startups et de l’innovation, avant un dénouement aussi inattendu que poétique. Oublié le huis clos horizontal du Louvre et de sa grande galerie décrit dans les « Ames peintes », le récit nous emmène cette fois en plein air, où les buildings ont des chutes sublimes et énigmatiques. « Écrit-on pour savoir qui l’on est ? Je ne suis pas loin de penser qu’on le fait pour ne pas savoir, au contraire » s’interroge l’auteur, dont le CV retient qu’il reçut en d’autres temps les insignes de l’Ordre des arts et des Lettres et de la Légion d’honneur. Sans qu’on lise, pour autant, une fierté ostentatoire chez le récipiendaire.

Actif et exposé le jour, seul et concentré sur soi, le soir, à la lueur de sa lampe d’architecte : en Lorraine, où réside toujours son père à Pont-Saint-Vincent, Paris où il travaille désormais au Ministère des Finances, ou en Touraine où il a fait le choix de poser ses valises, Philippe Nicolas a donné corps dans son roman à une vertigineuse intrigue graphique aux allures de kaléidoscope. L’auteur sera présent au Livre sur la Place à Nancy. « Les échanges avec les lecteurs et le public nourrissent toujours mon plaisir. Surtout quand j’entends des interprétations et des propos qui attestent que le récit a pu être perçu de manière différente de ma perception. Cette diversité est une vraie richesse ».