L’enseignement catholique du secteur de Nancy ouest a décidé de rapprocher quatre de ses établissements. Une démarche destinée à « conjuguer les forces de chacun et insuffler un nouvel élan ». Mais aussi à faire face à la chute démographique sur le territoire. Car, oui, même si le privé séduit de plus en plus de parents , la baisse de la natalité – moins 24 % de naissances ces 10 dernières années sur le bassin nancéien -, risque de l’impacter aussi. « Notre but est de pérenniser et stabiliser nos effectifs. De proposer une offre globale les élèves de la maternelle au postbac, tout en continuant à sécuriser les parcours de chacun », commente Laurent Ducros, directeur diocésain de l’enseignement catholique.
Dès aujourd’hui, l’école Saint-Sauveur (rue du Chemin Blanc), l’ensemble Claude Daunot/Saint-Léon IX (boulevard Clemenceau et avenue Foch), le collège du Sacré-Cœur (rue de Laxou) et le lycée professionnel Marie-Immaculée (avenue Général-Leclerc), 2 500 élèves et 300 personnels enseignants et non enseignants, sont chapeautés par une seule et même tête, soit Xavier Schmitt. Un directeur-coordinateur chargé de conduire la future fusion administrative.
À terme, soit la rentrée 2028, un seul nom et logo désignera cette nouvelle structure. Même si, promis, chacun des sites, il en restera deux, gardera son appellation d’origin
« La création du nouvel ensemble scolaire nous redonne la capacité d’investir dans notre immobilier afin de le moderniser. Notre objectif est d’améliorer le bâti afin de réunir les conditions à la hauteur des attentes des parents et de traverser la crise énergétique », explique de son côté Xavier Schmitt. Car, oui, la fusion s’accompagnera de travaux et d’une réorganisation des espaces.
Ainsi, les 1res, secondes et terminales de Saint-Léon IX seront autonomisées pour la première fois de l’histoire de l’établissement. Grâce à la création d’un nouveau lycée général dans l’ancien foyer de l’Assomption de la rue Poincaré, racheté aux Sœurs de la Doctrine Chrétienne pour 2 M€, « un prix d’ami », précise Xavier Schmitt.
Le chantier a déjà démarré dans la bâtisse de 2 200 m2 qui accueillera 300 élèves. « Cela restera un petit lycée. » Les travaux qui consistent à aménager un nouveau bureau de vie scolaire, un foyer, une cafétéria, des labos de sciences, des salles de classe et une petite salle de sport, sont estimés à 3 M€, subventionnés à hauteur de 900 000 € par la Région Grand Est.
Accompagnement des HPI au collège Saint-Léon
Livraison du nouvel établissement prévue courant 2027. Cela permettra au collège attenant de créer sept classes supplémentaires et de faire de la place aux camarades du Sacré-Cœur appelés à déménager progressivement. « Nous allons adapter les locaux aux élèves en situation de handicap, le Sacré-Cœur a par exemple un partenariat avec le centre d’éducation de Santifontaine. Et nous lancerons un accompagnement pour les enfants à haut potentiel intellectuel (HPI). » Le collège du Sacré-Cœur sera donc libéré et rendu à ses propriétaires. Notons qu’à ce jour, ils sont 196 collégiens dans une bâtisse vieillissante de 6 000 m2 située à l’ombre de la basilique du même nom. « À terme, le collège aurait nécessité un investissement lourd difficilement supportable. »
Les locaux de Claude-Daunot seront, eux aussi, modernisés de façon à accueillir les élèves de la section professionnelle du lycée Marie-Immaculée. Les rassembler permettra de mettre un terme à la concurrence. « Les deux structures proposent les mêmes formations. » Marie-Immaculée, deviendra le siège du Campus des Métiers Saint-Nicolas , né en 2021 de la volonté du diocèse de fédérer ses formations en apprentissage de Meurthe-et-Moselle et de Meuse. Enfin, l’école Saint-Sauveur fera l’objet d’une rénovation.
En attendant, ce vaste jeu de chaises musicales, les parents et les élèves ne devraient pas être trop bousculés dans leurs habitudes. « Le projet éducatif et notre volonté d’aider tout le monde restent intacts. L’idée est d’ouvrir un peu plus nos établissements. Contrairement à une idée reçue, nous sommes accessibles. » Une scolarité à Saint-Léon coûte entre 800 et 900 € par an, glisse encore Xavier Schmitt.

